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Nems aux legumes vegetariens : 5 haltes sensibles à Hoi An

La pluie venait de laver les pavés quand mon taxi m’a déposée à l’entrée de Hoi An, valise cabossée, appareil photo contre la poitrine et faim de voyageuse franco-indienne en quête de saveurs sans viande. Les lanternes tremblaient dans les...

Par Héma · ·Lecture 5 min
Nems aux legumes vegetariens : 5 haltes sensibles à Hoi An
Nems aux legumes vegetariens : 5 haltes sensibles à Hoi An — photo Héma.

La pluie venait de laver les pavés quand mon taxi m’a déposée à l’entrée de Hoi An, valise cabossée, appareil photo contre la poitrine et faim de voyageuse franco-indienne en quête de saveurs sans viande. Les lanternes tremblaient dans les flaques, les scooters glissaient comme des poissons, et l’odeur du riz grillé me ramenait à mes étés familiaux, quelque part entre Pondichéry et une cuisine parisienne trop petite. Je cherchais des Nems aux legumes vegetariens, mais pas seulement une assiette : une manière d’entrer dans la ville par le croustillant, les herbes, la patience des gestes et les conversations de comptoir.

Hoi An se découvre mieux sans ambition de tout cocher. J’ai choisi un itinéraire lent : arrivée douce, vieille ville au petit matin, trois adresses testées, puis des arbitrages pratiques pour éviter les dépenses inutiles et les trajets nerveux. Ce carnet garde la précision du terrain, mais laisse respirer les impressions.

Arriver par la pluie, rester pour l’ambiance

Mon premier contact avec Hoi An n’a pas été spectaculaire ; il a été tactile. L’humidité sur les bras, les façades ocre, les rires derrière les auvents et cette impression de ville qui se donne mieux à ceux qui ralentissent.

Le premier soir autour des lanternes

J’ai posé mon sac avant la tombée du jour, puis j’ai marché vers la rivière. Le bon rythme, ici, tient à la marche lente : regarder les reflets, refuser le premier menu trop pressant, attendre que la lumière devienne dorée. Les photos les plus justes sont venues sans mise en scène, entre une échoppe de thé et un panier d’herbes fraîches.

Vieille ville et cadrages qui méritent l’arrêt

La vieille ville n’a pas besoin d’être accumulée. J’ai préféré choisir quelques points d’attention, revenir à des heures différentes, et accepter que certaines ruelles soient plus belles quand on ne cherche rien.

Mes repères pour photographier sans voler la scène

Le pont couvert, les maisons jaunes et les quais d’An Hoi offrent de beaux cadrages, mais le vrai sujet reste la lumière du matin. J’évite les portraits volés ; je photographie plutôt une main qui dispose des fleurs ou une table après le service. Cette retenue crée une distance élégante, plus fidèle au souvenir qu’une image trop conquérante.

Ce qui mérite le détour, même sans plan serré

J’ai aimé les ateliers de lanternes, les marchés à herbes et les cours intérieures où l’on entend la ville sans la foule. Le critère qui change tout est la bonne heure : tôt pour les façades, fin d’après-midi pour les reflets. Entre les deux, une pause à l’ombre évite la fatigue et les achats regrettés.

Nems aux legumes vegetariens : trois adresses à retenir

Je n’ai pas cherché l’adresse parfaite, mais des lieux cohérents avec mon appétit : une cuisine végétarienne claire, un hébergement calme et un café où relire mes notes sans être poussée dehors.

Le restaurant végétarien près du marché central

Mon meilleur repas fut dans une petite salle proche du marché, nappes simples et cuisine ouverte. Les nems arrivaient brûlants, avec menthe, salade et sauce à vérifier, car certaines préparations cachent du poisson. Mon réflexe : demander une version sans nuoc-mâm et goûter d’abord les herbes, ce détail change toute l’assiette.

La maison d’hôtes à Cam Chau

J’ai dormi dans une maison d’hôtes à Cam Chau, assez proche du centre pour rentrer facilement, assez éloignée pour entendre les coqs le matin. Le vrai luxe était le calme nocturne, pas la taille de la chambre. Une véranda, du linge sec, une hôte qui conseille un vélo : parfois, l’adresse juste tient à peu.

Le café sur la rive d’An Hoi

Mon café préféré donnait sur l’eau, avec des tables en retrait et un ventilateur obstiné. J’y commandais un café glacé, puis je triais mes images. Pour une pause réussie, je cherche trois signes : une table en retrait, une vue partielle, et un service qui laisse le carnet ouvert sans insistance commerciale.

Durée, budget et transports : mes arbitrages pratiques

Hoi An peut devenir chère si l’on additionne boutiques, taxis et restaurants photogéniques. Elle reste douce quand on fixe ses priorités : bien dormir, manger simplement, marcher beaucoup, garder un extra pour une expérience vraiment désirée.

Combien de temps rester sans s’éparpiller

Je conseillerais trois nuits pour respirer : une arrivée, deux journées pleines, un départ sans courir. En dessous, la ville devient décor ; au-delà, il faut ajouter plage, campagne ou cours de cuisine. Mon budget a surtout varié avec l’hébergement, plus qu’avec les repas végétariens.

Marcher, pédaler ou prendre un taxi

Le centre se parcourt à pied, mais le vélo devient précieux dès que l’on dort hors des quais. Le taxi reste utile avec une valise ou sous forte pluie. Mon arbitrage : garder le vélo pour le matin, marcher le soir, réserver la voiture aux trajets qui mangeraient l’énergie du voyage.

OptionAtoutsLimitesIdéal pour
MarchePermet de photographier les détails et de sentir les changements d’ambiance.Fatigante aux heures chaudes et peu pratique avec les bagages.Vieille ville, quais, cafés proches.
VéloDonne de l’autonomie entre hébergement calme et centre animé.Demande de l’attention dans la circulation et sous la pluie.Cam Chau, rizières proches, matinées lentes.
TaxiConfortable avec une valise, un orage ou une arrivée tardive.Moins immersif et plus coûteux si l’on multiplie les petits trajets.Transferts, soirées pluvieuses, départs matinaux.

Les Nems aux legumes vegetariens sont-ils faciles à trouver à Hoi An ?

Oui, à condition de poser la bonne question avant de commander — comme d’autres quelques réflexes utiles à Pondichéry. Je demande clairement une version sans viande, sans crevette et sans sauce de poisson, puis je vérifie l’accompagnement. Dans les petits restaurants végétariens, la demande passe facilement ; dans les adresses mixtes, je choisis plutôt des rouleaux servis avec sauce soja ou sauce cacahuète.

Quelle durée prévoir pour un premier séjour à Hoi An ?

Trois nuits forment le meilleur compromis pour une première fois. La première soirée sert à arriver, la deuxième journée à explorer la vieille ville, la troisième à ralentir vers Cam Chau, la plage ou un atelier. Avec une seule nuit, les lanternes prennent toute la place et l’on manque la ville du matin, plus discrète et plus belle.

Quel budget prévoir sans transformer le voyage en calcul permanent ?

Je répartis le budget en trois priorités : une chambre calme, des repas locaux et quelques cafés bien placés pour écrire ou trier les photos. Les achats de lanternes, vêtements sur mesure et excursions font vite grimper la note. Mon conseil concret : fixer une enveloppe souvenirs avant la première balade du soir, quand la ville rend tout désirable.

Quelle saison choisir pour profiter de l’atmosphère ?

Je privilégie une période où les averses ne dictent pas toute la journée, avec des matinées assez claires pour marcher et photographier. Si la météo devient humide, il faut adapter le rythme : visites tôt, pause longue à midi, café ou atelier l’après-midi. Des sandales qui sèchent vite et une pochette étanche changent réellement le confort.

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