Le train venait de me déposer à Paris avec cette fatigue douce des arrivées, quand j’ai suivi la lumière dorée du soir vers le Plaza havana club. Moi, Franco-Indienne habituée aux gares pleines, aux odeurs d’épices et aux villes qui changent de visage à la tombée du jour, j’ai aimé cette sensation d’ailleurs sans quitter le nord-est parisien. Le lieu avait quelque chose de théâtral sans être figé : des conversations qui glissent, des verres qui tintent, des couleurs chaudes, une bande-son qui donne envie de rester debout un peu plus longtemps. J’y suis venue comme on entre dans une parenthèse, appareil photo prêt, mais sans programme trop serré.
Ce carnet garde volontairement la texture d’une soirée vécue, pas celle d’une fiche pratique froide. Le Plaza havana club a existé comme expérience éphémère autour de l’esprit cubain, notamment au Café A et dans l’imaginaire des terrasses parisiennes. Avant d’y aller, mieux vaut donc vérifier la programmation du lieu qui l’accueille et considérer ces repères comme une façon de composer sa propre escapade.
Arriver au Plaza havana club par la Gare de l’Est
J’aime les lieux qui se gagnent à pied, surtout quand le trajet installe déjà l’humeur du voyage. Depuis la Gare de l’Est, l’approche donne un Paris brut, vivant, pas lissé : valises, vélos, façades claires, restaurants serrés les uns contre les autres. C’est un excellent prélude pour une soirée qui joue sur le déplacement intérieur.
Le seuil du Café A
Au Café A, ce qui m’a frappée d’abord, c’est le passage : on quitte la rue dense pour un sas plus abrité, presque secret. Le premier verre compte ici moins pour la carte que pour le tempo qu’il impose : ralentir, regarder les tables, choisir un coin, accepter ce sentiment légèrement hors-sol.
Ce que l’ambiance cubaine change à Paris
Le charme du lieu tient à un équilibre fragile : suggérer Cuba sans transformer Paris en décor de foire. Une terrasse éphémère réussie ne plaque pas des clichés ; elle déplace les gestes, les couleurs, la manière de s’asseoir. J’ai retrouvé ce plaisir rare des soirées où l’on photographie peu, puis où chaque image semble mieux choisie.
Lumières, musique et images à garder
Mes photos préférées ne montrent pas des détails spectaculaires, mais la lumière chaude sur les visages, les ombres des plantes, les verres posés trop près des carnets. La musique live, quand elle est présente, transforme l’apéritif en sobremesa parisienne : ce moment après le repas où personne ne veut partir. La limite, c’est l’affluence ; arriver trop tard écrase l’intimité.
Bonnes adresses testées sans perdre l’esprit du lieu
Je préfère construire une soirée autour d’un quartier plutôt que courir après trois réservations impossibles. Autour du Plaza havana club, mes bonnes adresses sont surtout des choix de rythme : manger avant si l’on veut bavarder, dormir près des gares si l’on repart tôt, garder un café calme pour relire ses notes au matin.
Dîner, dormir, reprendre un café
Pour le dîner sans réservation, j’ai choisi une table simple du secteur Strasbourg-Saint-Denis, plus réconfortante que spectaculaire, avec des assiettes à partager et un service rapide. La nuit près des gares m’a évité un long retour en fin de soirée. Le lendemain, un café du matin pris tôt a servi de bonne pioche : carnet ouvert, photos triées, impressions encore fraîches.
- Pour manger, viser une adresse de quartier avant l’apéritif évite de subir la file au moment le plus animé.
- Pour dormir, choisir un hébergement proche Gare de l’Est ou Gare du Nord simplifie les départs matinaux.
- Pour le café, revenir hors des heures pleines permet de retrouver la texture du lieu sans le bruit.
Durée, budget, transport : mes arbitrages pratiques
Le bon format n’est pas une nuit entière dehors, sauf si l’on aime les soirées très denses. J’ai trouvé que 2 à 3 heures suffisent pour sentir l’ambiance, boire un verre, discuter et prendre quelques images. Le métro reste l’option la plus fluide, surtout si l’on ne veut pas calculer son retour.
Le bon rythme pour une escapade
Je placerais cette sortie en afterwork ou en début de soirée, lorsque le lieu garde encore de l’air. Côté dépenses, prévoir un budget souple permet d’ajouter un plat ou un second verre sans transformer la parenthèse en excès. La meilleure saison reste l’été, avec une fenêtre météo clémente et des vêtements faciles à superposer.
| Option | Atouts | Limites | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Début de soirée en solo | Lumière douce, photos faciles, arrivée plus sereine. | Ambiance parfois encore en train de se mettre en place. | Voyageuse qui aime observer, écrire et repartir sans se presser. |
| Soirée à deux | Bon équilibre entre conversation, musique et promenade autour du quartier. | Les places calmes partent vite quand le lieu se remplit. | Couple ou duo d’amies cherchant une parenthèse parisienne dépaysante. |
| Verre entre amis | Énergie collective, photos vivantes et possibilité de prolonger ailleurs. | Le groupe doit accepter un niveau sonore plus présent. | Petite bande qui privilégie l’ambiance au dîner long et assis. |
Le Plaza havana club m’a plu parce qu’il ne demandait pas de partir loin pour ressentir un déplacement. Sa réussite tient à cette nuance : accepter l’éphémère, venir pour une atmosphère plus que pour une adresse figée, puis prolonger la soirée avec ses propres repères. J’y retournerais avec un appareil léger, une veste pour la fin de soirée et l’envie de laisser Paris se raconter autrement, entre rails, cour intérieure et parfum d’été, un peu comme dans les paysages de Tozeur qui ont servi à Star Wars.










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